Facturation électronique au Maroc : où en est-on ?
Mis à jour le 18 octobre 2026. Beaucoup de dates circulent sur la facturation électronique au Maroc. Cette page distingue ce qui est écrit dans la loi de ce qui a seulement été annoncé, et elle sera mise à jour à chaque texte officiel.
Ce que dit la loi aujourd'hui
La base légale existe depuis la loi de finances 2018 : l'article 145-IX du Code Général des Impôts prévoit que les entreprises pourront être tenues d'utiliser un système informatique de facturation répondant à des critères techniques fixés par l'administration.
Ce texte est un cadre. Il renvoie toutes ses modalités d'application — qui est concerné, à partir de quand, avec quel format — à un texte réglementaire, secteur par secteur. À la date de cette page, ce décret n'a pas été publié au Bulletin officiel, et aucune loi de finances n'a fixé d'obligation ni de calendrier.
Ce que la DGI a annoncé
En avril 2026, le directeur général des impôts a présenté publiquement les grandes lignes du projet :
- un déploiement progressif, annoncé « courant 2026 » ;
- les grandes entreprises, en relations entre professionnels (B2B), en premier ;
- des factures structurées au format UBL, avec une signature électronique qualifiée ;
- une transmission via une plateforme de l'administration.
Ce sont des annonces, pas encore des règles opposables : il n'existe à ce jour ni spécification technique officielle, ni calendrier par taille d'entreprise publié par l'administration.
Les dates qui circulent
Vous avez peut-être lu « obligatoire au 1er janvier 2026 pour les grandes entreprises » ou vu des montants d'amendes par facture. Ces calendriers et ces sanctions viennent d'articles d'éditeurs et de cabinets, pas d'un texte publié. Tant que le décret n'est pas au Bulletin officiel, aucune date d'obligation n'est fixée.
Ce qui est déjà obligatoire
La facturation électronique n'est pas encore imposée, mais les règles de la facture, elles, s'appliquent déjà, et ce sont les mêmes qu'une facture électronique devra respecter :
- l'ICE du vendeur et celui du client professionnel ;
- une numérotation chronologique et continue, sans trou ;
- le détail de la TVA par taux ;
- la conservation des factures pendant dix ans (article 211 du CGI).
Le détail est dans notre guide des mentions obligatoires d'une facture.
Ce que Daftari fait déjà
- Numérotation sans rupture : chaque facture émise prend le numéro suivant, sans trou ni doublon.
- Contrôle de l'ICE : une facture ne part pas avec un ICE absent ou invalide.
- Vérification par QR code : chaque facture émise porte un QR code menant à une page publique qui la confronte aux données scellées à son émission.
- Export UBL 2.1 : avec l'option facturation électronique, chaque facture émise s'exporte en XML UBL 2.1 (profil EN 16931). C'est un format standard ; ce n'est pas encore le format officiel marocain, qui n'a pas été publié.
Quand l'administration publiera ses spécifications, Daftari s'y adaptera, et cette page dira ce qui change pour vous.
Ce qu'il faut faire maintenant
- Vérifiez que l'ICE de vos clients professionnels est juste dans vos fiches.
- Émettez toutes vos factures depuis un seul outil, avec une numérotation continue.
- Gardez vos factures et leurs pièces au même endroit, pour dix ans.
Daftari est un éditeur de logiciel indépendant. Cette page est informative et ne constitue pas un conseil fiscal : pour votre situation, parlez-en à votre comptable.